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« Le tourisme n'est pas l'art de soutirer à l'étranger le maximum d'argent en un minimum de temps; c'est l'art de recevoir son hôte selon la tradition marocaine. »
(S.M. Hassan II)

Après la Seconde Guerre mondiale, le parti de l’Istiqlal - Indépendance - lance un manifeste au sultan Sidi Mohammed ben Youssef. Celui-ci se rallie à cette idée lors d’un discours qu’il prononce le 10avril1947 dans la ville internationale de Tanger. Il demande l’abolition du protectorat français. Les relations se dégradent; le 20 août 1953, il est déchu, exilé en Corse puis à Madagascar, et remplacé avec l’appui du Glaoui, pacha de Marrakech, par un autre membre de la famille alaouite. Des émeutes éclatent dans tout le pays.


Le 16 novembre 1955, Mohammed V revient d’exil; l’indépendance est reconnue le 2 mars 1956 par la France, puis 8 avril par l’Espagne, qui garde cependant Ceuta et Melilla, ainsi que la zone sud. La zone internationale de Tanger est rattachée au Maroc deux ans plus tard. Le roi modernise le pays associant son fils, le prince Moulay Hassan, au gouvernement. Il meurt le 26 février 1961 lors d’une intervention chirurgicale.

Le 3 mars 1961, le prince Moulay Hassan monte sur le trône sous le nom de Hassan II. Chef d’Etat moderne, il poursuit l’oeuvre amorcée sous le Protectorat: gagner une audience internationale, se tourner vers l’avenir par des institutions plus adaptées au monde de l’an 2000, sans perdre pour autant une originalité profonde.

Son règne a été marqué par un événement extraordinaire. Le 6 novembre 1975, 350 000 volontaires entreprennent la «Marche verte», tenant le drapeau rouge à l’étoile verte: ils pénètrent dans les territoires du Sahara espagnol. Le conflit avec le Front Polisario entraîna de coûteux efforts militaires, mais a permis aussi la reprise de l’exploitation des phosphates depuis 1982.

Fin politique, le roi effectue de nombreux déplacements dans tout le pays à l’occasion de la fête du Trône, ou de l’inauguration de barrages. Les manifestations populaires d’attachement au souverain ne manquent pas en ces occasions. Sa Majesté Hassan II mène depuis 1961 une politique dynamique, luttant contre l’analphabétisme, construisant des immeubles à la périphérie des villes pour résoudre les problèmes des bidonvilles. Bon diplomate, il entretient des relations avec Israël, l’Algérie, la France et les Etats-Unis.

Le royaume du Maroc est aujourd’hui un État souverain, gouverné par Sa Majesté Hassan II. Celui-ci est chef spirituel et temporel, par la Constitution du I mars 1972 (révisée en 1980). Le régime monarchique repose sur cette constitution démocratique et sociale, au sein de laquelle le pouvoir exécutif appartient pour l’essentiel au roi qui préside le conseil des ministres, le Conseil de la promotion nationale et du plan et le Conseil supérieur de la magistrature.
Hassan II est aussi chef supérieur des armées et Commandeur des croyants.

Son gouvernement est composé d’un Premier ministre, de 28 ministres et secrétaires d’Etat, qui sont tous choisis et nommés par lui, Il veille à l’exécution des lois dont le Premier ministre a l’initiative.

Le Parlement, monocaméral, est composé de 306 membres, dont deux tiers sont élus au suffrage universel et un tiers nommé par les conseils municipaux et les organes professionnels. Les membres de l’opposition siègent à la chambre des députés, mais sont contrôlés par une coalition de partisans du roi.

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